Guillaume 11, qu'a t'il dit dans ses mémoires ? L'empereur d'Allemagne est venu à Coucy et il a séjourné un certain temps à Saint-Quentin, Pinon, Laon . Dans son livre de mémoires, on est étonné par sa grande culture de l'histoire européenne et par l'usage de la langue française. N'était-elle pas la langue internationale que Clémenceau fera disparaître au profit de l'anglais ? Quand il abdiqua, il dit avoir, en celà, suivi Vercingétorix qui, lui aussi, préféra le renoncement par souci pour son peuple . On relève aussi que, bien que très soucieux de l'expansionnisme de l'Empire, il avait su le limiter au Maroc et dans d'autres régions du monde. Concernant la première guerre mondiale, il écrit qu'il était un très proche ami de l'archiduc Ferdinand, assassiné à Sarajevo. Cet attentat a effectivement mis le feu aux poudres d'ententes diplomatiques dont les finalités étaient bien la guerre . L'Angleterre est placée par lui en première place, la Russie tsariste juste derrière. Quant à la France, il en comprend assez le désir de revanche après la défaite de 1870. Pour le cours de la guerre, il semble s'être peu impliqué et avoir accordé une confiance absolue à Hindenburg et Luddendorf Les pages, qui dans son livre concernent directement la France, sont reprises çi-dessous. Pages 269 à 271 du chapitre Outbreak of war . Celles-ci sont d'une grande prudence diplomatique mais assez claires, surtout quand on connaît le volet français de l'histoire et la culture d'occultisme, secret, mépris du petit peuple et spiritualité qui a dominé longtemps et survit encore au travers du refus de caducité !
Pages 272 à 274, suite et fin du chapitre d'Outbreak of War , Elles évoquent la protection des biens culturels (dont les châteaux) pendant l'occupation et particulièrement la démolition par les alliés du château de Pinon, qui a été à l'origine un château fort des Enguerrand de Coucy . Bien qu'anecdotiques, elles argumentent contre l'accusation de comportement en "Huns, boches" généreusement employé dans le narratif occidental.
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